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dimanche, 16 mars 2008

"Le petit Benjamin Babord, attend sa maman à l'accueil"

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Il y a quelques jours, je suis passée dans une grande surface acheter la quatrième dimension en DVD. Je passe à la caisse "rapide", qui se trouve juste à côté du pôle accueil du magasin. La queue avance tranquillement (m'en fous, suis pas pressée, j'ai eu mon DVD alors suis contente). Il ne reste plus que deux clients avant moi quand un petit garçon de, je ne sais pas, six/sept ans, se retrouve dans l'encadrement de l'entrée de l'accueil. Tout de suite, les dames s'occupent de lui, la plus vieille se penche vers lui et lui demande son nom
"Benjamin
- Benjamin comment?
- B-Babord...
- On va appeler ta maman, ne t'en fais pas"
Je ne sais pas comment il est arrivé là, s'il s'est dirigé lui-même vers l'accueil en ne trouvant plus sa maman, ou si c'est un homme de la sécurité qui a guidé ses pas. A première vue, je pense qu'il est venu lui-même avec son angoisse.
La dame envoit le "Tu-du-du" et annonce le bien connu "Le petit Benjamin Babord attend sa maman à l'accueil".
A ces mots, le petit craque, les doigts d'une main sur sa lèvre inférieure, les sanglots jusqu'ici retenus sortent.
L'homme de la sécurité, un homme d'une bonne cinquantaine d'année, dégarni, ses cheveux blancs rasés, des lunettes aux montures dorées, se penche vers lui après deux secondes, pose sa grande main sur son épaule "Ne t'inquiète pas, mon bonhomme, ta maman va venir... Pleure pas, va, ça va aller!"
Il se calme à peine mais les gros pleurs se désépaississent quand même. L'ombre de l'angoisse est là, qui plane, le frôle, on le sent, il n'est plus du tout rassuré; peut-être même va-t-il se faire gronder? Il est seul, ce ne sont que des étrrangers autour de lui, il n'aurait jamais dû s'éloigner, maman le lui avait dit et répété!
"Elle est là ta maman, regarde, c'est pas elle, là-bas?"
Il tourne la tête, regarde en direction du rayon (D'où je suis, je ne vois rien) et se précipite vers sa maman.
Et c'est mon tour. Seulement, depuis les pleurs de l'enfant, l'émotion m'avait étreinte. Je ne sais pas pourquoi, on est tous passé par là, on sait que ça s'arrange (normalement...), la maman est là, toute proche, bientôt il ne pleurera plus et les grosses peurs, on en a un florilège durant sa vie, et être petit n'épargne en rien. Mais bon. Ma gorge s'était serrée. Et les larmes étaient montées. Mes larmes, mes propres larmes étaient aux yeux. Je me rendis compte que je ne pouvais pas beaucoup plus les ravaler et que j'arrivais à peine à les contenir-je devais lutter, fort, pour ne pas m'effondrer devant la jeune caissière et la file de clients qui me suivaient et qui, tous et toutes, avaient assisté à la scène de l'enfant perdu.
La caissière le remarqua, cela se vit. Je fis mon possible pour être cool et aimable. Et je partis rapidement.
L'air frais me calma, je pus ravaler ces pleurs injustifiés et me traiter d'idiote, surprise et un peu inquiète de ma réaction...

Commentaires

Tu sais à quoi me fais penser ton hyper émotivité...?

Non allez je te dis pas, pas de fausses joies. Et puis je suis sûre que tu y as déjà pensé. Chaque choses en son temps.

Pleure pas ma belle, il doit me rester un de mes bisous magiques, un de ceux qui guérissent tout. Voilà je te le dépose sur ta joue humide. :D

Ecrit par : xl | mardi, 18 mars 2008

Xl>> Cherche pas, c'est le régime :) Je prends le bisou quand même, hein, merciiii

Ecrit par : So | mardi, 18 mars 2008

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